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Migrations en Questions - Jean-Christophe Dumont - The Cost of Immigration

Published on 05/08/2019

The question of the cost of immigration is a recurring issue in the public debate. Does immigration constitute an economic or tax burden for the host state? Or on the contrary, is it an economic contribution for this State? Jean-Christophe Dumont, Head of the International Migration Division of the OECD, brings a welcome light. Far from yielding to simplification, it delivers an analysis that reveals the complexity of the issue and invites us to question the relevance of an approach based solely on the fiscal impact of migration

Migrations en Questions - Jean-Christophe Dumont - Combien coûte l'immigration ?

Si je prends dans le budget public la ligne immigration, asile, intégration c’est 1,4 milliards d’euros en 2018. Mais évidemment il ne faut pas faire le calcul comme ça. Il faut considérer la question dans sa globalité, c’est-à-dire en tenant compte, à la fois, de la contribution qu’apportent les immigrés à l’économie et à la fiscalité française, et puis aussi, à ce qu’ils reçoivent en prestations en en services publics.

Donc, quand on fait ce calcul, on s’aperçoit que dans la plupart des pays de l’OCDE, les immigrés contribuent plus en impôts, en taxes et en cotisations sociales qu’ils ne reçoivent en prestations individuelles c’est-à-dire en allocation chômage, en aides sociales, en aides au logement ou même en retraites.

Dans le cas de la France finalement les deux variables s’équilibrent. C’est-à-dire que les immigrés apportent à peu près autant qu’ils reçoivent.

Mais évidemment il y a les autres dépenses publiques. Il faut tenir compte de l’éducation, de la santé. Il faut tenir compte évidemment des dépenses régaliennes – police, justice – et d’autres dépenses publiques.

Quand on fait ce calcul correctement, comme l’OCDE l’a fait en 2013, on s’aperçoit que la contribution devient négative à la fois pour les non-immigrés – les natifs – mais aussi évidemment pour les immigrés. C’est le résultat de budgets publics qui sont en déficit dans la plupart des pays de l’OCDE et en France depuis 1974.

Mais ce qu’il faut retenir finalement c’est que même si la contribution des immigrés au budget public est négative comme celle des natifs, finalement l’impact sur le budget public est petit. C’est environ ½ point de PIB dans le cas de la France.

Donc finalement, même s’il faut s’interroger sur la façon de maximiser les bénéfices et de réduire les coûts de l’immigration, la question fiscale ne définit pas la politique migratoire.

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